Le 29 mars prochain, l’agence numérique 64 du conseil général des Pyrénées atlantiques et le rectorat de Bordeaux organisent une journée portes ouvertes sur le thème “Partage des expériences scolaires dans un environnement numérique libre” au collège d’Arudy (à 25 km de Pau).
La participation à cette journée est gratuite, le programme et le formulaire d’inscription sont disponibles sur http://www.29mars.org/ .
En plus d’un grand nombre de présentations directement en rapport avec l’éducation, certaines me paraissent susceptibles d’intéresser tous ceux qui se sentent concernés par le logiciel libre : Dominic Mazzoni, auteur du logiciel de traitement de son Audacity, viendra spécialement de Los Angeles pour parler de son programme et Frédéric Thuillier présentera le projet wikipedia.
Les personnes intéressées par les logiciels sociaux ne manqueront pas d’assister à la présentation que fera Antoine Bidegain sur les folksonomies.
En ce qui me concerne, on m’a demandé de présenter un atelier sur les applications des architectures peer-to-peer pour l’éducation.
C’est donc à moi qu’échoit aujourd’hui l’honneur et la responsabilité d’héberger la troisième édition du carnaval des blogs francophones en éducation, sur le thème des logiciels sociaux (social software).
La première question qui se pose, d’emblée, est celle de la définition des logiciels sociaux : l’article (en anglais) de wikipedia, à cet égard, propose une définition assez large en admettant que tout logiciel permettant des échanges entre individus ou groupes d’individus (email, newsgroups…) peut être considéré comme un logiciel social. C’est une approche qui n’est pas absurde, mais que je n’ai pas retenue ici. Cette acception du terme admet les blogs dans les logiciels sociaux. S’il est vrai que les commentaires permettent des échanges, il me semble qu’ouvrir la porte aux blogs risquerait de nous obliger à laisser entrer un peu n’importe quoi (car après tout, quelle différence y a-t-il, en ce qui concerne les modalités de la communication, entre un blog et n’importe quel site web (si l’on fait abstraction des commentaires laissés par les lecteurs) ?)
Mon choix, forcément arbitraire, mais tout de même en accord avec la vision commune, a été de retenir les services en ligne qui valorisent une ‘intelligence collective’ (en particulier ceux qui font partie de ce qu’on est convenu d’appeler ‘web 2.0′). D’ailleurs, toutes les contributions que j’ai reçues correspondaient à cette définition (si quelque chose d’aussi vague peut être appelé une définition).
Une autre question a été de savoir s’il ne fallait retenir que les usages de ces services pour l’éducation ou bien si un billet sur un blog globalement consacré à l’éducation mais traitant de ces sujets d’une façon générale pouvait être intégré. Un échange d’emails avec Margarita Pérez-García m’a aidé à y voir plus clair : dans la mesure où ces outils sont nouveaux, leur adoption par les éducateurs, même hors d’un contexte strictement éducatif, est intéressante à prendre en compte. J’ai donc fait le choix de proposer les billets en deux grandes catégories : les billets écrits par des edublogueurs sur les usages et les réflexions en relation avec les logiciels sociaux hors du cadre de la formation (mais pouvons-nous vraiment cesser d’être des profs en sortant de notre classe ?), puis les billets traitant des usages pédagogiques de ces outils au sens strict.
Les éducateurs parlent des logiciels sociaux
En guise d’introduction à la réflexion générale sur l’utilisation des logiciels sociaux et sur “l’intelligence des foules”, on pourra naviguer dans la catégorie “Intelligence collective” du blog Biotope de Geoffroi Garon qui traite, selon ses propres mots, de “la communication organisationnelle, les communautés de pratique, la communautique, le travail collaboratif, le e-learning, la gestion des connaissances et les technologies de l’information”. On lira également avec intérêt le billet d’Olivier Ertzcheid intitulés Social Web, ainsi que les trois que ce même auteur a écrits sur l’avenir du web, dans un perspective un peu plus générale : Möbius, le web 2.0 et Darwin, Le web deviendra-t-il une base de donnée ? et Web 2.0 ou 2 webs à 0 ? Web 2.0 or 2 webs ? (Chapitre 3)
Pour ma part, je m’étais jadis fait l’écho d’un billet en anglais publié sur Smart mobs qui posait la question des conditions de l’utilité des logiciels sociaux.
Plusieurs édublogueurs ont proposé des catalogues d’outils, parfois sous forme de listes un peu hétérogènes : c’est le cas, par exemple, de François Guité, qui nous offre un billet sur les meilleures applications du web 2.0, ou d’Olivier Ertzcheid qui présente (quelques) Outils de social networking et Le meilleur du Web 2.0.
Viennent ensuite des réflexions ou des présentations sur des outils ou sur des catégories d’outils. La première de ces catégories est sans conteste celle des applications de social bookmarking, des tags et des folksonomies. Dans “Facettes, tags, concrètement, comment faire ?”, Frédéric Lecourbe envisage ce sujet sous l’angle de l’architecture de l’information. Les questions générales relatives au fonctionnement des folksonomies sont également abordées dans les billets suivants : Études sur les folksonomies et un Article étoffé sur les folksonomies (Relief), La sagesse des foules ?, Articles & Notes sur les tags et Le tour du Tag (affordance.info), Communauté de pratique et “social tagging” (Stéphane Allaire) et Lazy sheep et l’accident heureux (l’ancien blog-notes de Ben).
Outre ces réflexions générales sur le système lui-même, beaucoup de blogueurs évoquent un outil en particulier. Ainsi, dans social bookmarking pour scientifiques, le blog Urfist info évoque le service Connotea, application de social bookmarking destinée aux scientifiques. Clipmarks, dont parle François Guité, permet quant à lui d’appliquer cette logique à du contenu multimédia.
del.icio.us est cependant le mieux représenté dans les billets pratiques : Mario Asselin a dit comment il utilise del.icio.us pour conserver une trace de ses commentaires, je me suis interrogé sur une méthode pour prendre des notes avec ce service, j’ai mentionné la possibilité d’utiliser le tag spécial for: pour envoyer des liens à un utilisateur particulier de del.icio.us et Margarita Pérez-García explique comment elle utilise cette fonctionnalité pour maintenir un espace collaboratif des liens pour un projet de recherche, elle expose aussi comment elle utilise del.icio.us pour faire de la veille sur le thème du ePortfolio.
Clément Laberge, soucieux, comme beaucoup d’entre nous le sont, de ce qui se passerait si tous les signets stockés sur del.icio.us disparaissaient, propose une méthode pour faire un backup.
Plus récemment, j’ai évoqué le plugin pour Firefox et je me suis interrogé sur les outils qui pourraient être utiles pour faciliter l’utilisation de del.icio.us, notamment en relation avec un billet publié sur le blog Arkandis et j’ai aussi entrepris d’utiliser un script en python pour publier quelques uns de mes liens sur mon blog wordpress.
Après ce déferlement folksonomique, les autres outils sociaux paraissent bien peu représentés dans l’édublogosphère francophone.
Stéphanie Booth annonce que CoComment, l’outil qui permet de rassembler tous ses commentaires dans un seul endroit, est sorti et elle explique même comment l’intégrer dans son blog.
Patrick Giroux parle de Writely, le traitement de texte en ligne, Romain, sur le blog d’Emob, évoque Vyew, un tableau blanc interactif (François Guité aussi ), ainsi que Thumbstacks, qui permet la création et le partage de présentations en ligne. François Guité parle aussi de 3Bubbles, une extension à ajouter à un blog, qui permet de chatter (François dit clavarder) au sujet du contenu de ce blog. Jean Véronis raconte son utilisation de Mon web de Yahoo pour garder une trace de ses lectures et j’ai fait part de mon intérêt pour Library Thing, qui permet de faire l’inventaire de sa bibliothèque et de partager des informations sur les livres.
Utilisation pédagogique des logiciels sociaux
Si les liens précédents ne sont pas spécifiques à la question de l’éducation et de la formation, ils montrent néanmoins que les édublogueurs francophones s’intéressent beaucoup à ces applications sociales et à leur évolution. Evidemment, la question se pose aussi de l’incidence que ces outils, ou que les tendances dont ces outils sont les révélateurs, peuvent avoir sur le monde de l’éducation.
Comme le rappelle Geoffroi Garon, l’importance de l’apprentissage informel, c’est-à-dire celui qui se fait hors des cadres de formation institutionnels a souvent été évoquée et l’échange avec des collègues ou des condisciples est un des modes privilégiés de cet apprentissage. Comme le rappelle François Guité, en évoquant les propos de Deneen Frazier, les jeunes qui ont toujours vécu avec internet (les digital natives) n’ont pas les mêmes façons de se comporter, d’appréhender le monde… et en particulier n’ont pas les mêmes façons d’apprendre que leurs aînés. Dès lors, il est naturel qu’une nouvelle façon d’apprendre apparaisse, qu’on peut appeler, avec G. Siemens, connectivisme (chez François Guité) et qui fait de l’homme un réseau pensant (je dois dire, et ce sera la seule fois dans ce billet où je me départirai de la voix impassible et impartiale de l’éditeur
, que cette expression me donne les larmes aux yeux tellement j’aurais aimé la trouver). On peut aussi parler des connaissances connectives (chez Mario Asselin). De cette nouvelle vision du processus d’apprentissage, il est normal qu’émerge une nouvelle approche des méthodes d’enseignement : c’est ce que Stephen Downes appelle e-learning 2.0 et qu’évoque Geoffroi Garon.
Dès lors, les outils et les technologies qui permettent les échanges et le travail collaboratif en ligne prennent tout leur intérêt pour la formation.
Margarita Levasseur, enseignante de français langue étrangère à Plainfield South High School, aux Etats-Unis, a franchi le pas et utilise Flickr, Vimeo et del.icio.us avec ses élèves. Je lui ai fait une petite place sur mon blog pour qu’elle raconte ses expériences et ses interrogations.
Jean-Baptiset Soufron, quant à lui, apporte un témoignage très intéressant sur l’utilisation d’un wiki pendant une présentation à laquelle il a assisté à la Harvard Law School.
Ensuite, nous avons des réflexions sur l’utilisation pédagogique des folksonomies : François Guité fait part de ses remarques dans son billet “Utilisation pédagogique des tags socionomiques”. Dans le même ordre d’idées, Margarita Pérez-García et Antoine Bidegain voient dans cette approche, sous la forme de systèmes de classification distribués, un moyen de faciliter la portabilité, le partage et la réutilisation des ressources pédagogiques.
Le logiciel de téléphonie Skype semble lui aussi beaucoup stimuler l’inventivité pédagogique des enseignants et formateurs : Thierry Klein, sur le blog de Speechi, nous rappelle que l’usage de Skype est de plus en plus important dans le domaine de l’éducation et que de nombreux outils éducatifs intègrent les fonctionnalités de Skype. Nico, sur le blog Azimuts, suggère d’organiser une sorte de ‘café-elearning’ sous forme de réunions régulières par Skype.
Parmi les outils de elearning intégrant Skype dont il est question dans le billet de Speechi, figure Nuvvo, le LMS en ligne gratuit, qui lui aussi a fait couler beaucoup d’encre sur les blogs… Il est mentionné par Fédéric Lecourbe sur le blog Ergopôle et Isabelle Dremeau, sur e-learning Bretagne, donne des détails sur son fonctionnement et sur son modèle économique. Romain, d’Emob, après avoir présenté lui aussi cette plateforme, offre également une interview des dirigeants de la société Savvica, qui l’édite.
Pour poursuivre avec quelques réflexions sur divers outils sociaux, mentionnons le billet dans lequel le même Romain (décidément !) nous explique Pourquoi le concept de “Yahoo! Answers” est intéressant…, Clément Laberge fait part de remarques très intéressantes sur 43 Things et l’apprentissage et Isabelle Dremeau présente Yackpack, un service qui permet l’enregistrement, l’envoi et l’écoute de messages vocaux, un outil qui devrait intéresser les enseignants de langue, notamment.
Dans tous les billets que je viens d’évoquer, ce sont surtout les points positifs des logiciels sociaux qui sont mis en exergue. Une voix discordante s’élève cependant par la voix de Philippe André qui explique sur le blog Ilias France pourquoi il reste très réservé sur l’utilisation de ces outils avec ses élèves.
Pour aller plus loin
Pour terminer, quelques adresses en vrac de sites dont le thème est lié à celui de cette version d’EduCarnaval, mais qui n’y figurent pas directement, soit parce qu’ils ne traitent pas particulièrement d’éducation, soit parce qu’ils ne sont pas en français.
Sur la définition et les enjeux des logiciels sociaux et du web 2.0, on pourra lire avec profit le billet de Geoffroi Garon qui synthétise les meilleures explications et définitions du web 2.0, ainsi que le billet La coordination des groupes publié sur le site Internet Actu de la FING. Ce site est d’ailleurs une bonne source pour se tenir informé de ces questions et trouver des analyses des problèmes posés.
Pour suivre l’actualité des services web 2.0 et des logiciels sociaux (parmi beaucoup d’autres) :
Sur l’utilisation des logiciels sociaux pour l’éducation :
La prochaine édition d’EduCarnaval sera hébergée par Patrick Giroux, professeur au département des sciences de l’éducation et de psychologie de l’Université du Québec à Chicoutimi et auteur du blog PédagoTIC. Elle portera sur la formation des enseignants à l’égard des TIC.
[Note de Benoit Lacherez : Aujourd’hui, pour la première fois, j’ouvre mon blog à une collègue : Margarita Levasseur enseigne le français langue étrangère à Plainfield South High School, à Plainfield, Illinois. L’année passée, elle a gagné une bourse de l’Association Américaine des Professeurs de Français (American Association of French Teachers) et du Ministère des Relations Internationales du Québec. Elle cherche toujours à faire la meilleure utilisation possible des TIC dans sa classe et en particulier, elle utilise internet comme un moyen de montrer des utilisations pratiques de la langue française et comme une ouverture sur le monde. Elle utilise Flickr (http://www.flickr.com/photos/margarita1211 ) et del.icio.us (http://del.icio.us/marlev )
Margarita avait des choses intéressantes à dire sur le thème de l’EduCarnaval du mois prochain, je lui ai donc proposé de les écrire ici. Voici donc son expérience, ses réflexions et ses interrogations sur l’utilisation des logiciels sociaux en éducation.]
L’utilisation des logiciels sociaux en éducation : une vue de Flickr , Vimeo, et de del.icio.us
Pendant ces dernières deux ou trois années, quelque chose que j’ai découvert sur Internet était les sites web dédiées comme logiciels sociaux. Je mets les devoirs pour mes élèves sur un site web grâce à Blogger et j’ai un lien depuis mon site web professionnel. En fait, cette année, après être rentrée du Québec, j’ai decidé de créer un site web photographique pour montrer le grand nombre de photos que j’ai prises à une autre professeure avec qui j’ai collaboré sur une présentation professionnelle pour un déjeuner à une conférence de professeurs de langues étrangères. Après l’avoir utilisé je vous avoue que je suis maintenant une vraie addicte de Flickr, ainsi que des blogues et des sites web éducatifs (je les lis régulièrement). En suivant les liens que j’ai vu sur Educarnaval, pour d’autres sites que je connais, et je peux en parler le mieux que je puis.
J’ai appris l’existence du site web Flickr dans un article du magazine Time. Le site web Flickr (http://www.flickr.com) est décrit par Salon.com comme « the world’s visual playground »; « Wonderfully impressive » par PC magazine; et « Completely addictive » par Time magazine. Ces citations sont absolument correctes. Comme les professeurs doivent chercher des photos pour utiliser en classe, Flickr et d’autres comme du même genre — comme Zoto, Fotoblog, Smugmug, Pbase, and Fotki– fournissent une occasion de chercher des photos qu’on peut utiliser en classe sans peur d’enfreindre des lois sur les droits du copyright. Il y a des personnes qui montrent gratuitement leurs œuvres. Il y a des personnes qui l’utilisent comme un album virtuel de photos, donc on voit des photos des fêtes familiales, des vacances, et les choses comme ça. On voit aussi des photos des personnes qui l’utilisent comme une galerie photo en ligne. Alors, comme professeur de français langue étrangère, je fais beaucoup de Power Points pour apprendre le vocabulaire. Ainsi, si j’ai besoin de photos de pommes, je peux saisir le mot « pommes » et je reçois 1 757 pages de photos de pommes! Et bien sûr, comme je fais des leçons sur la ville de Québec, Paris, Poitiers, et Abdijan, je peux saisir les noms de ces villes-ci et voilà beaucoup de photos. De plus, on peut saisir le nom des monuments, donc c’est très utile pour les profs de géographie, d’histoire, et d’autres sciences sociales.
Sinon, on peut mettre quelque chose de très général comme « anniversaires », « Noël », « printemps », ou n’importe quoi, et on peut trouver des photos. Quelle bonne façon de montrer des traditions autour du monde ! Mais il y a plus : si on clique sur le nom du / de la photographe, on peut trouver des choses intéressantes. Par exemple, sur le site web de Visual Grammar , il y a une photo d’une réaction chimique avec un concombre, donc c’est utile pour un(e) prof de sciences. En fait, il y a beaucoup de photos des musées de sciences autour du monde! C’est utile aussi pour des profs de maths. Si on a besoin de photos des fractales ou des exemples de symétrie, les voilà! Pour les professeurs de DPS, il y a des photos de drogues (sans blague). Tout ceux qui attendent la naissance d’un bébé mettent leur échographie sur Flickr. Evidemment, ce site web est aussi utile pour des profs d’arts, parce qu’il y en a beaucoup à trouver. Il y a des photos de beaucoup de musées, de points d’intérêt, de paysages, de la nature, et de la vie quotidienne, donc les possibilités pour l’utilisation de ce site web en classe sont énormes.
Si on devient un membre de Flickr, on peut se joindre aux groupes d’interêts spéciaux. Dans ces groupes, on partage ses photos. Il y a des groupes comme « France : 3 photos par jour »; « Québec pix »; et cetera. Il y a un groupe ici qui cherche des personnes pour partager leurs photos comme clip art. C’est très pratique car de temps en temps, on a besoin d’une photo de quelque chose que Microsoft ne peut pas donner, comme des trombones ou des pince-notes ou une personne qui bavarde sur un portable. L’autre avantage de l’abonnement à Flickr auquel j’ai pensé est qu’un(e) prof peut créer des exemples sur un site web pour les élèves à consulter de chez eux ou un tour virtuel d’une ville à l’étranger. Le/ La prof peut montrer des exemples ou des photos et écrire des notes ou des questions, et les élèves peuvent laisser des commentaires ou écrire quelque chose sur la photo à condition qu’il/elle leur donne son nom d’utilisateur et son mot de passe. (Seuls les membres peuvent laisser des commentaires) Avec mes photos de Paris ou de Québec, mon but pour l’année prochaine est de scanner des photos d’un appareil-photo normal pour ajouter à celles que j’ai prises avec mon appareil-photo numérique et de créer un autre compte sur Flickr. Je les téléchargerai vers le serveur pour qu’ils puissent faire un petit tour de ces villes en classe ou de chez eux.
Grâce à Flickr, et en y regardant des photos, j’ai appris le nom d’un site web qui s’appelle Vimeo (http://www.vimeo.com). C’est la même chose que Flickr, mais il est spécialisé en vidéo gratuite! Alors, comme je viens de le connaître, je pense à comment on peut l’utiliser. La première chose à laquelle je peux penser c’est l’utilisation de ces vidéos dans un Power Point pour montrer un endroit ou pour montrer une scène et demander aux élèves d’écrire une rédaction sur ce qu’ils ont vu. Si on ne veut pas de son, on peut l’éteindre. Ce que je me demande est si on peut éditer ses vidéos avec Microsoft Movie Maker pour n’avoir que ce qu’on veut. De plus, un(e) professeur pourrait l’utiliser pour mettre sur Internet des vidéos d’activités qu’on fait en classe. Cependant, il faut faire attention aux politiques et règles pour l’utilisation de cette façon. Beaucoup de systèmes scolaires, comme le mien, ont des règles sur l’utilisation d’images des élèves sur Internet. Comme je l’ai dit, c’est quelque chose que je viens de découvrir donc peut-être dans l’avenir je pourrais écrire à ce sujet.
Comme je l’ai dit, je lis des blogues. Sur des blogues qui concernent l’éducation, j’ai entendu parler d’un site web qui s’appelle del.icio.us. (http://del.icio.us) Je dois avouer que je gouguele le nom avant d’y aller (j’ai peur de ne pas mettre les points dans la bonne position et d’arriver sur un site web inapproprié ou pornographique) Alors, ce que j’ai découvert sur ce site web c’est que je trouve des trésors. Après m’être abonnée à ce site, j’ai entré des sites web que j’aime bien et que j’utilise, et puis j’ai vu le nombre de personnes qui les utilisent aussi. En suivant ce lien, j’ai vu les noms des personnes, et j’ai suivi leurs liens et j’ai trouvé d’autres choses pour moi-même. J’adore ce site web parce que maintenant, je ne dois plus m’envoyer les liens par courriel. J’ai un endroit où je peux les garder tous.
Ce qu’on peut faire avec ce site web c’est créer un compte pour un département où tous les profs peuvent contribuer leurs liens préférés et ils peuvent les partager pour trouver des ressources à utiliser en classe. Un(e) prof peut partager ses liens sur un site web avec ses élèves. Dans une école, on peut créer un site web des liens utiles pour toute l’école ou pour des comités dans l’école. Bien sûr, comme beaucoup d’écoles ont leurs propres sites web, on peut mettre des liens pour les parents. Alors, les possibilités sont interminables et on peut partager beaucoup de choses et apprendre beaucoup d’informations grâce à ce site web.
L’Internet maintenant est comme la télévision pendant les années 50 et 60. Il est tout à fait une arène de connaissance et une porte sur le monde. Cependant nos élèves ne le connaissent pas trop bien. Comme ils connaissent bien les sites web qui sont plus pour l’amusement que l’éducation, c’est à nous – les professeurs, les administrateurs, et les bibliothécaires, même ceux qui travaillent dans des industries liées — de mieux le connaître et de découvrir des outils utiles à utiliser en classe. Flickr, par exemple, est une bonne façon pour leur apprendre le droit d’auteur quand ils font un projet. De même, il faut leur montrer les sites web où on peut trouver les actualités, et de la bonne information, mais en même temps, il faut leur montrer comment utiliser l’Internet de façon responsable comme un outil pratique et informatif. Sinon, on risque de le laisser devenir une vaste terre en friche donc il est très important que nous le connaissions bien pour que nous puissions les guider pendant toute leur scolarité.
© 2026 Avec ou sans bruits parasites
Theme by Anders Noren — Up ↑