Avec ou sans bruits parasites

"Un réseau de plus en plus serré de distractions et d’occupations vaines"

Auteur/autrice : Benoit Lacherez (page 15 of 16)

L’édublogosphère francophone s’organise

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Récemment, François Guité a mis en place une Google Map des blogueurs éducationnels, qui permet de visualiser où se situent les blogueurs francophones intéressés par l’éducation.

Quelques jours plus tôt, Margarita Pérez-García avait fait l’excellente proposition de mettre en place un ‘blog carnival’ francophone consacré à l’éducation. Un wiki a même déjà été installé pour réaliser ce projet. J’applaudis à cette initiative et je suis volontaire pour lui apporter ma modeste contribution !

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XFN Delusions of Grandeur

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Dans son article XFN Delusions of Grandeur, Jennifer Golbeck s’interroge sur l’utilité du format XFN (Xhtml Friends Network).

Cette réflexion m’intéresse beaucoup d’abord parce qu’elle compare quelque peu FOAF et XFN (Xhtml Friends Network), mais surtout parce qu’elle évoque quelque chose que je considère depuis longtemps comme une tendance importante du web et de l’informatique en général, qui est la tension entre les formats structurés et les formats peu ou pas structurés.

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oreilly.com — Online Catalog: Digital Identity, First Edition

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Un livre sur l’identité numérique chez O’Reilly : oreilly.com — Online Catalog: Digital Identity, First Edition. Il faudra que je regarde ça de plus près.

En particulier, il y un chapitre gratuit (pdf) intitulé “An Architecture for Digital Identity”, à lire !

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Un nouveau blog

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Bon, j’ai encore déménagé… Cette fois, c’est la dernière… enfin j’espère… Je prie mes lecteurs de m’en excuser.

J’ai abandonné mon blog sous dotclear pour ce nouveau sous wordpress, chez un autre hébergeur.

Je voulais essayer wordpress, on va bien voir ce que ça donne. Ce qui m’attire, c’est la possiblité de publier des billets avec pleins de petites méthodes rigolotes : par mail, en utilisant flock etc. Dans les différents comparatifs entre wordpress et dotclear, je n’ai trouvé aucun argument pour trancher définitivement, alors je me laisse aller à mon penchant naturel pour la nouveauté.

Je vais essayer de bien organiser ce nouvel espace : je vais personnaliser la barre de droite et je vais mettre de l’ordre dans mon blogroll, promis ! En fait je l’ai fait simplement avec un export OPML de mon agrégateur (Rojo) un peu nettoyé, mais il faudrait trier, là il n’est pas utilisable. Je le ferai dès que j’aurai le temps.

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Utiliser VUE sous Linux

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VUE est une application open source de concept mapping créé à l’université de Tufts. Sa principale originalité repose dans le fait qu’elle peut être connectée à un dépôt de données, qui peuvent facilement être utilisées dans les cartes réalisées. Plus simplement, ce que j’aime avec ce programme, c’est qu’il me permet de faire des concept maps et des diagrammes simplement.
VUE

Pendant longtemps, seule une version Windows avec une machine java embarquée était disponible en téléchargement. Pourtant, j’avais connu ce programme lors d’un colloque sur le elearning organisé en Italie et je l’avais vu tourner sur un Mac…

Bien sûr, comme il s’agit d’un programme open source et que c’est du Java, il était possible de l’utiliser sous Linux avec un minimum de bricolage. Depuis peu, une version Mac est disponible et il est très facile de la faire fonctionner sur un Linux. Voici la démarche que j’ai suivie :

– Télécharger le zip de la version Mac ; pour ce faire, il faut être inscrit.

– Dézipper le paquet (je l’ai mis dans /usr/local/vue)

– Il suffit alors de lancer le fichier jar /usr/local/vue/VUE.app/Contents/VUE.jar avec la commande :

java -jar /usr/local/vue/VUE.app/Contents/VUE.jar

Ca y est, normalement vue fonctionne !

Il reste cependant quelques petites choses à améliorer.

Par exemple, il faut pouvoir utiliser une commande plus pratique pour le lancer. Je crée donc un script bash, que je place dans /usr/local/bin (ce répertoire est dans mon chemin d’exécution ($PATH) par défaut) et que j’appelle vue, simplement.

Ce fichier contient seulement les deux lignes suivantes :

#! /bin/bash
java -jar /usr/local/vue/VUE.app/Contents/VUE.jar

Dès lors, je peux lancer le programme en saisissant simplement vue dans un terminal.

Par ailleurs, je remarque très vite que l’ouverture des url ne fonctionne pas. Un petit coup d’oeil sur les messages d’erreur (assez verbeux, heureusement) affichés sur le terminal m’indique que celui-ci essaie d’invoquer la commande netscape pour ouvrir ces liens… Je fais un premier test en créant un lien symbolique vers /usr/bin/firefox, que j’appelle /usr/local/bin/netscape. Ca fonctionne, mais je rencontre tout de même un petit problème : Firefox refuse de se lancer si une autre instance est en cours d’exécution avec le même profil ; et il est rarissime que je n’ai pas déjà un Firefox ouvert.

J’en suis donc quitte pour lire un (tout) petit peu de doc sur Firefox, pour trouver l’option -remote qui permet de passer une commande à une instance de Firefox en cours d’exécution. Je supprime donc mon lien /usr/local/bin/netscape et je le remplace par un script ainsi formulé :

#! /bin/bash
/usr/bin/firefox -remote "openurl($*), new-tab"

Ce qui a pour effet d’ouvrir l’url passée en paramètre ($*) dans un nouvel onglet du Firefox courant en invocant la commande openurl().

Après cela, j’ai l’impression que tout fonctionne normalement, mais n’hésitez pas à me signaler si vous remarquez une fonctionnalité inactive.

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Technologies du Langage: Récré: Générez vos noms de plume

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Bon, il est vrai que ça ne sert pas à grand’chose, mais je trouve ça génial : Technologies du Langage propose un programme pour générer des anagrammes de son nom.

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Getting Things Done, chapitre 2

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J’ai poursuivi ma lecture de Getting Things Done, et je l’ai même terminée, mais je vais continuer à consigner mes notes ici, ce qui sera, entre autres choses, un moyen efficace de me remettre la démarche en mémoire. Voici donc, après le chapitre 1, le chapitre 2.

Ce chapitre traite de l’organisation horizontale, c’est-à-dire de la répartition de notre temps et de nos efforts entre nos différents engagements. La méthodologie proposée comporte 5 étapes :

– La collecte (collect) des choses qui occupent notre attention ;

– Le traitement (process) pour déterminer leur sens et ce qu’il convient de faire en ce qui concerne chacune d’elles ;

– L’organisation (organize) des résultats ;

– La revue (review) de ces résultats comme possibilités d’action ;

– L’action (do) en elle-même.

Collecte

Pour libérer complètement l’esprit de toutes les boucles ouvertes, il est nécessaire d’utiliser ce système pour tout ce qui nous préoccupe, de façon à ce que nous puissions être assurés que rien ne passe entre les mailles du filet. Les outils pour capturer les boucles ouvertes peuvent être variés : corbeille physique, outils de prise de notes papier, outils de prise de notes électroniques, outils d’enregistrement de la voix, courrier électronique… Ces différents objets permettront de collecter les différents types de ‘choses’ à stocker : objets à remplacer ou à ranger, documents à lire ou à classer, idées etc.

Trois règles sont importantes pour faciliter le succès de la phase de collecte des boucles ouvertes :

– Chaque boucle ouverte doit être placée dans le système de collecte et ainsi être sortie de mon esprit.

– Le nombre de récipients utilisés pour la collecte doit être aussi grand que nécessaire, mais aussi petit que possible, pour éviter la dispersion et la perte d’efficacité.

– Les récipients doivent être vidés régulièrement, sous peine de voir mon esprit ne plus faire confiance à ce système et rester stressé.

Traitement

La méthode pour le traitement des éléments collectés dans la corbeille est représentée dans le célèbre diagramme du livre [EDIT du 5 mars 2016 : initialement, le lien pointait vers le site de David Allen. Le document ayant été modifié, j’ai pris la liberté de récupérer le diagramme sur le blog http://lifedev.net/2007/02/gtd-cheatsheet-processing-your-stuff/ et de le mettre à disposition ici, après l’avoir converti en PNG.]

GTD workflow

Le diagramme proposé par David Allen pour le traitement des « trucs »

Pour chacun des ‘trucs’ (stuff) qui arrivent dans mon champ de vision, je me demande ce qu’il est et ce qu’il faut faire dans l’immédiat en ce qui le concerne.

S’il n’appelle aucune action immédiate, c’est qu’il peut entrer dans une des trois catégories suivantes :

– il n’a plus d’intérêt, il peut être jeté.

– une action pourra être entreprise plus tard, mais il faut attendre (laisser incuber).

– je dois pouvoir le retrouver dans l’avenir pour pouvoir m’y reporter : c’est une référence (reference).

S’il appelle une action, il faut voir s’il fait partie d’un projet (selon la définition donnée ci-dessous). Dans ce cas, ce projet doit être ajouté à la liste des projets, de façon à ce que je puisse à nouveau y réfléchir lorsque je procèderai à la revue hebdomadaire de mon système.

Surtout, je dois déterminer quelle est la prochaine action à réaliser pour arriver au résultat escompté. Il est important de noter que cette action doit être véritablement la prochaine action physique concrète à réaliser et non pas une vague recommandation :

The “next action” is the next physical, visible activity that needs to be engaged in, in order to move the current reality toward completion.

Some examples of next actions might be:

– Call Fred re tel. # for the garage he recommended.

– Draft thoughts for the budget-meeting agenda.

– Talk to Angela about the filing system we need to set up.

– Research database-management software on the Web.

(David Allen, Getting Things Done, The Art of Stress-Free Productivity, Penguin Books, 2003, p. 34)

Une fois que la prochaine action a été décidée, il reste trois choix :

– La faire immédiatement, si elle ne prend pas plus de deux minutes.

– La déléguer s’il est plus approprié que quelqu’un d’autre la fasse à ma place.

– La remettre à plus tard, en la notant dans la liste de mes prochaines actions (Next Actions)

Organisation

Le traitement des ‘trucs’ amène à mettre en place 8 catégories (qui sont les étiquettes sur la périphérie du diagramme) :

Pour les trucs qui n’appellent pas d’action (nonactionable items) trois catégories sont possibles :

– Poubelle

– Outils d’incubation (Someday/Maybe)

– Stockage de référence

Pour organiser les trucs qui appellent une action (actionnable things), cinq catégories sont nécessaires :

– Liste de projets

Un projet est, dans la terminologie d’Allen, n’importe quel résultat désiré qui nécessite plus d’une action, ce qui est une définition plus large que ce qu’on entend habituellement par ‘projet’ Le principe étant qu’en consignant chacun de ces objectifs, je pourrai me souvenir qu’il faut encore mettre en oeuvre d’autres actions pour arriver au résultat attendu.

La liste n’a pas à être ordonnée de quelque façon que ce soit, elle doit simplement pouvoir être revue régulièrement.

– Stockage pour les planning et les éléments associés à un projet

Tous les éléments associés à un projet doivent être stockés, pour pouvoir être revus. Il est préférable que ce stockage soit hors de la vue.

– Calendrier

Il doit comporter toutes les actions spécifiques à un certain moment (rendez-vous, actions qui doivent être faites un certain jour) ou les informations spécifiques à un certain moment (tout ce qu’il est utile de savoir relativement à un certain moment : rendez-vous d’autres personnes, événements intéressants, rappels).

Seules ces actions et ces informations doivent être placées dans le calendrier.

– Liste de rappels des prochaines actions

C’est la liste centrale, elle doit comporter la liste de toutes les prochaines actions à mettre en oeuvre, sans aucune exception.

Si ces actions sont trop nombreuses (plus de 20 ou 30), il est opportun de les scinder en plusieurs catégories : appels à passer, questions sur le projet X…

– Liste de rappels des choses en attente, déléguées (Things you’re waiting for)

Il faut noter que les listes ne sont pas forcément des listes au sens où on l’entend habituellement, mais que ce sont plutôt des collections de rappels qui peuvent être facilement consultées.

Revue

Pour que le système fonctionne, il faut qu’après avoir noté tout ce que je dois faire, je passe régulièrement cette liste en revue.

Le calendrier est ce qui demande à être consulté le plus souvent. Vient ensuite la liste des prochaines actions (éventuellement par contexte : “A la maison”, “Sur un ordinateur”, “En réunion avec Georges” etc.).

Les projets, les actions en attente (Waiting For) et les listes d’incubation (Someday/Maybe) n’ont à être consultés qu’aussi souvent qu’il est utile pour qu’ils ne soient pas une préoccupation.

Un moment essentiel pour la réussite de la méthode est la revue hebdomadaire (Weekly Review) qui permet de remettre l’ensemble du système en ordre, de traiter les nouveaux trucs apparus et de mettre les listes à jour.

Action

Evidemment, au final, l’objectif est de faire ce qu’il y a à faire. La liste des prochaines actions permet d’avoir une liste dans laquelle il faut choisir. Pour faire ce choix, Allen propose trois modèles :

– Le modèle à quatre critères pour choisir l’action du moment.

Les quatre critères sont, dans l’ordre : le contexte (si j’ai besoin d’un ordinateur ou d’un téléphone pour faire une action particulière, je ne peux pas la faire si je n’ai pas d’ordinateur ou de téléphone sous la main, certaines choses ne peuvent être faites que chez moi ou à mon bureau…), le temps disponible, l’énergie disponible, la priorité.

– Le modèle à trois volets pour évaluer le travail quotidien

Il est possible de réaliser trois types d’activités : faire du travail prédéfini (faire ce qui est dans ma liste des prochaines actions), faire du travail comme il se présente (des choses à faire se présentent souvent de manière inattendue : un collègue arrive pour demander quelque chose par exemple), définir le travail à venir (il s’agit de traiter les choses à faire selon la méthode préconisée).

– Le modèle à six niveaux pour passer son propre travail en revue

Allen propose 6 niveaux pour déterminer quelles sont nos priorités, selon une métaphore aéronautique :

1. 50.000 pieds et plus : la vie
2. 40.000 pieds : vision à 3-5 ans
3. 30.000 pieds : buts à 1-2 ans
4. 20.000 pieds : aires de responsabilité
5. 10.000 pieds : projets actuels
6. Piste : actions actuelles

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Outils Froids – Des solutions pour mettre en place la méthode GTD

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Décidément, la méthode GTD est à la mode : Outils Froids – Des solutions pour mettre en place la méthode GTD ! Ce billet contient des liens intéressants. Pour d’autres lectures sur ce thème, il y a naturellement le site officiel de David Allen, ainsi que les liens de del.icio.us portant le tag ‘gtd’ (n’hésitez pas à agréger le fil RSS correspondant, il y a sans cesse de nouvelles entrées).

Je vais continuer à lire le livre et à consigner mes notes ici (même si pendant mes vacances elles risquent de ne pas arriver avant quelque temps).

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Getting Things Done, chapitre 1

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Je suis en train de lire Getting Things Done, de David Allen, le gourou de l’organisation. L’idée d’avoir un méthode pour m’organiser m’a évidemment séduit d’emblée, mais quelques lectures sur le web au sujet de cette méthode m’avaient laissé penser que c’était un formalisme inutile qui ne m’apporterait rien. Par exemple, j’ai lu quelque part la distinction entre projet et action et j’ai cru qu’il s’agissait de décomposer les projets en autant d’actions atomiques que possible… Ce qui qui serait un moyen redoutable pour perdre plus de temps qu’on n’en gagne… Je voyais aussi des schémas complexes qui me paraissaient encore ajouter un peu de confusion dans un problème qui n’en avait pas besoin…

Pourtant, je voyais que des gens qui paraissent raisonnables utilisaient cette méthode : ici ou . J’ai donc voulu voir de plus près et j’ai commandé le livre sur Amazon.

La lecture du début de cet ouvrage m’a convaincu que je n’avais rien compris à mes lectures précédentes et m’a révélé une démarche intéressante. Je ne peux pas encore dire si cette approche est efficace, mais elle pose de vraies questions et j’espère pouvoir en retirer quelque chose. Pour garder une trace de cette lecture, je me propose de consigner mes notes ici, en espérant qu’elles pourront permettre à d’autres de ne pas faire les mêmes erreurs que moi dans l’interprétation de ce texte.

Voici donc pour le chapitre 1 :

L’ouvrage part du constat que nous voulons faire de plus en plus de choses et, évidemment, pas plus de temps qu’auparavant, ce qui provoque du stress et des insatisfactions. Un des facteurs importants de ce stress est que depuis quelques années, nous sommes entrés dans l’ère de ce que Peter Drucker appelle le ‘knowledge work’ (travail de la connaissance ?) et les tâches de chacun ne sont plus définies a priori, mais nous devons déterminer quelles actions doivent être menées pour faire notre travail. Dès lors, les méthodes traditionnelles de gestion du temps ne sont plus efficaces et le stress croît sans cesse, nous rendant moins aptes à faire ce que nous avons à faire, préoccupés que nous sommes par les autres tâches que nous devrons faire ou n’avons pas faites. Selon Allen, c’est le stress de toutes nos autres préoccupations qui nous rend moins productifs.

La solution est d’adopter un esprit semblable à l’eau : une mare est immobile ; si on y jette une pierre, l’eau va s’animer d’un mouvement parfaitement en adéquation avec la taille de la pierre, sans sous-réagir ou sur-réagir, puis va revenir doucement à son immobilité. L’objectif est que notre esprit soit ainsi : serein et mobilisé uniquement par ce que nous sommes en train de faire.

Pour arriver à cette sérénité, il faut apprendre à gérer nos engagements (professionnels, familiaux, amicaux etc.), même ceux dont nous n’avons pas conscience, mais qui occupent de la place dans nos préoccupations. Notre esprit est occupé par un grand nombre de choses incomplètes, qu’Allen appelle des boucles ouvertes (open loops), qui nuisent à notre concentration, même sans que nous en ayons conscience.

Pour gérer ces engagements, Allen propose trois règles :

  • tout ce qui est dans notre esprit l’occupe inutilement. Nous devons nous débarrasser de toutes les choses incomplètes en les notant quelque part où nous savons que nous les retrouverons.
  • pour tout ce que nous avons à faire, il faut définir précisément en quoi cela consiste et décider de ce qu’il faut faire concrètement pour avancer sur cette question.
  • lorsque les actions à entreprendre sont définies, il faut les noter quelque part pour pouvoir les passer en revue régulièrement

C’est cette réflexion qui caractérise le travail de la connaissance. Peter Drucker (cité par D. Allen, p. 15) dit :

In knowledge work… the task is not given; it has to be determined. ‘What are the expected results from this work?’ is… the key question in making knowledge workers productive. And it is a question that demands risky decisions. There is usually no right answer; there are choices instead. And results have to be clearly specified, if productivity is to be achieved.

Faute de faire ce travail de clarification et de libération de l’esprit, nous gardons toujours un sentiment d’insatisfaction et de manque qui nuit à notre concentration.

Pour pouvoir nous organiser efficacement, nous devons adopter une démarche qui tienne compte de toutes les choses que nous avons à faire, petites ou grandes, de long terme ou de court terme, professionnelles ou privées, urgentes ou moins urgentes car elles sont toutes également susceptibles de nous préoccuper. Surtout, il faut débarrasser complètement notre esprit de ces boucles ouvertes en les mettant dans un endroit concret (corbeille, carnet, fichier d’ordinateur…) que nous regarderons régulièrement.

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Outils de productivité…

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Je viens de découvrir (non sans un certain effroi) que ce à quoi j’ai passé la soirée d’hier existait déjà. Il s’agit d’un fichier PDF qui contient l’intégralité des gabarits du D*I*Y Planner. Je dois avouer que pour l’instant et malgré mes espoirs, ce système n’a pas vraiment amélioré ma productivité… ;-)

Alors pour ne pas avoir travaillé pour rien, j’ai cherché à justifier mes efforts et je suis arrivé à trouver un moyen pour concaténer des fichiers postscript (ainsi que les options). Voici la commande :

$ gs -dNOPAUSE -dBATCH -sDEVICE=pswrite
-sOutputFile=myDiyplanner2.ps diyplanner2_a5-even*

Je peux ainsi créer plusieurs sous-parties des fichiers PDF d’origine puis les concaténer pour avoir une configuration utilisable directement (par exemple avec 52 fois la page ‘weekly planning’ et avec les pages que je souhaite et sans celles qui ne m’intéressent pas). Je pense aussi faire des petits paquets qui pourront être utilisés comme compléments : si un jour j’ai besoin de 10 exemplaires des 3 ou 4 pages qui concernent la description d’un projet, je pourrai simplement imprimer dix fois le fichier projet.pdf. Si je le fais vraiment, je ne manquerai pas de vous en informer.

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