Avec ou sans bruits parasites

"Un réseau de plus en plus serré de distractions et d’occupations vaines"

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Numérisation de documents

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Je viens de commencer à numériser mon mémoire de maîtrise. C’était une idée que j’avais depuis longtemps, que je suis en train de mettre en oeuvre ; il y a des périodes dans la vie où l’on est plus enclin aux comportements néoténiques…

J’ai d’abord longuement séparé les feuilles d’un exemplaire de mon mémoire. Je suppose qu’il est possible d’utiliser un gros massicot pour faire un tel travail, mais n’en disposant pas, je me suis résolu à employer une règle plate en guise de coupe-papier.

L’étape suivante consistait à numériser les pages ainsi séparées. A ce point, j’ai été surpris : je m’attendais à un travail difficile, fastidieux et il n’en a rien été. Je pensais que le chargeur du scanner allait mal fonctionner, provoquer des bourrages sans nombre etc. mais cela ne s’est pas produit ; seule une page, que j’avais malencontreusement froissée pendant le transport, n’a pas pu passer automatiquement. En outre, ce traitement a été très rapide : il ne m’a guère fallu plus d’une demi-heure (en plusieurs fois) pour numériser l’ensemble des 240 pages du document.

Le “pilotage” du scanner était assuré par le logiciel XnView qui possède une fonction “Acquérir dans…” qui permet de scanner un ensemble de pages, en les numérotant et en les enregistrant automatiquement.

Cette rapidité de la numérisation a perturbé le processus de travail que j’avais envisagé : je pensais ne pouvoir numériser que 10 ou 15 pages par jour (je précise que je ne travaille pas à temps plein sur ce projet… j’exerce également une activité salariée ;-) Mon plan était donc de passer 15-20 minutes entre midi et 14 h pour numériser le document et 1 h ou 1 h 30 le soir pour faire la reconnaissance de caractères) que je pourrais, dans la soirée du même jour, transformer en texte (OCR et corrections manuelles). En réalité, au bout de deux jours l’ensemble était numérisé, mais il faut plus d’1 h 30 pour corriger 10-15 pages…

J’ai fait différents tests pour trouver le logiciel d’OCR le plus adapté et je dois dire que j’ai été déçu. Ma première idée était d’utiliser une ancienne version d’Omnipage Pro que j’avais eu jadis avec un scanner, mais comme l’ordinateur que j’utilise le plus est désormais sous Linux et que ce système m’est plus familier, j’ai cherché s’il n’y avait pas moyen de faire plutôt la reconnaissance de caractères avec lui. J’ai découvert cette page et ai testé plusieurs des logiciels qui y sont mentionnés. Ceux qui m’ont donné le plus de satisfaction sont Tesseract et Ocropus (qui dans son état actuel est une sorte de surcouche de Tesseract). Toutefois, aucun des deux n’est capable de restituer les caractères accentués, ce qui peut être rapidement fastidieux pour un texte en français. Au final, j’ai pris la résolution d’utiliser Omnipage, qui est celui qui donne les meilleurs résultats et j’ai ainsi “OCRisé” une vingtaine de pages, en utilisant la vérification interactive du logiciel, puis en reprenant les documents ainsi créés, en les regroupant logiquement et en les corrigeant dans OpenOffice.

Comme on peut s’y attendre, certains passages sont mal ou pas du tout reconnus par l’OCR, c’est le cas des passages en grec, c’est aussi le cas des chiffres (numéros de pages dans les références par exemple).

Pour fluidifier le processus et ne pas m’obliger à ne travailler à ce projet que quand je suis sur l’ordinateur sur lequel Omnipage est installé, j’ai “OCRisé” l’ensemble des pages et je vérifierai plus tard.

Je suis donc au tout début du travail d’édition de ce document. J’envisage de mettre en ligne une première version “image”, mais je ne sais pas si ça peut avoir un intérêt. En tout cas, je vous tiendrai au courant de l’évolution de ce projet et des raisons qui m’ont poussé à m’y lancer.

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Mes autres blogs

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Non, je ne cultive pas de jardins secrets pendant que celui-ci est envahi d’herbes folles et je n’ai pas d’autres blogs ailleurs que je vous aurais cachés.

Cependant, je voudrais rappeler à tous ceux qui s’intéressent aux mêmes sujets que moi, et je suppose que les lecteurs de ce blog en font partie, qu’il y a d’autres endroits où je ‘publie’ des notes ou au moins où je consigne des liens intéressants:

Même au plus fort de mon inactivité sur ce blog, il est rare qu’il se passe une semaine sans que j’ajoute au moins une entrée dans une de ces pages et je recommande donc vivement à mes lecteurs de s’y reporter. Naturellement, chacune de ces pages peut être suivie en RSS.

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Elixirs et panacées : Function Drinks

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J’ai découvert il y a quelque jour ce site qui propose des boissons destinées à rendre meilleurs ceux qui les boivent :Function Drinks New Home.

L’une d’elle améliore la mémoire et l’acuité mentale, une autre aide l’organisme à se débarrasser des polluants liés à la vie urbaine, une troisième réduit le stress etc.

J’ai toujours de la sympathie pour ce genre de produits, même si je n’y crois pas vraiment (ou, pour tout dire, même si je n’y crois vraiment pas), tout comme j’ai de la sympathie pour les gels douche “Spécial lendemain difficile” (quand il s’agit de se lever, je n’ai le souvenir d’aucun lendemain facile), “Guarana énergisant” ou autres fariboles. Cette symathie fait de moi une proie facile pour les bonisseurs de tout acabit.

En l’occurrence, j’ai surtout été frappé par la présence d’une rubrique ‘Research’ donnant les références de publications scientifiques attestant de l’efficacité de tel ou tel ingrédient pour tel ou tel effet.

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Lire dans mon moleskine ?

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J’ai plusieurs fois parlé ici du petit carnet éculé qui me suit partout (et qui, accessoirement, me sert aussi de portefeuille) et dans lequel plusieurs billets de ce blog sont nés… Quand je dis qu’il me suit partout, je devrais plutôt dire que je le charroie partout, car je crois qu’il ne refuserait pas de rester tranquillement dans un tiroir si l’occasion lui était offerte…

D’abord une petite précision pour mes lecteurs qui ne sauraient pas ce qu’est un moleskine : il s’agit simplement d’un carnet de la marque Moleskine. Mais ce n’est pas rendre justice à cet objet que de dire cela : un moleskine n’est définitivement pas qu’un carnet. Une petite visite sur l’article wikipedia devrait donner une meilleure idée de ce que cela peut représenter (surtout en suivant les liens qui y sont donnés).

Encore une fois, mon titre vous a donné de faux espoirs… Ne rêvez pas, vous ne pourrez jamais lire dans mon moleskine, personne n’en a le droit et le dernier oeil qui s’est aventuré sur le seuil de ce carnet roule désormais dans quelque sentine, arraché à grands cris à son propriétaire. Le maximum que je puisse vous en donner est cette photo. ;-)

Mon carnet moleskine

Cependant, j’ai décidé de partager un moleskine virtuel, en utilisant l’application Google Notebook. Cet outil est formidable et, associé à une extension de Firefox, il permet de prendre des notes très facilement en surfant, de les organiser, de les partager et de les publier.

Je ne sais pas encore comment j’utiliserai cet outil et en particulier, je crains que la possibilité de prendre des notes privées (j’ai un moleskine virtuel privé aussi) ne me pose des problèmes : dans del.icio.us, c’est un point qui a été souvent mentionné, la publication est implicite et automatique, ce qui fait qu’il n’y a pas lieu d’y réfléchir, mais dans Notebook, le problème est très différent. En effet, j’utilise del.icio.us depuis longtemps et j’y stocke sans état d’âme tous mes signets, à la seule exception de ceux qui doivent vraiment rester privés que je garde comme des signets de Firefox normaux. Cependant, dès l’instant où il est possible de choisir le statut public ou privé d’une note, il devient nécessaire de se poser la question de l’opportunité de la publication (on me pardonnera de considérer les bookmarks privés comme impossibles dans del.icio.us, cette fonctionnalité n’a été développée que récemment et je n’ai jamais pris la peine de m’y intéresser) et je crains que le souci de ne pas importuner mes lecteurs ne m’incite trop souvent à mettre les notes dans le carnet privé et que ce comportement ne devienne vite une habitude en cas de doute.

Je me pose aussi des questions sur la structuration de ces données, structuration qui est très différente des tags de del.icio.us et je ne sais pas encore comment l’un et l’autre pourront répondre à mes besoins ou à mes envies.

Mes lecteurs restés fidèles depuis la première heure (mais me reste-t-il des lecteurs si fidèles ? et après mon long silence, me reste-t-il seulement des lecteurs ?) me diront sans doute que j’ai annoncé alors que ce blog jouerait à peu près le même rôle que mon moleskine. Il est vrai que ce n’est guère ce qu’il a fait et je choisis aujourd’hui un autre outil pour jouer ce rôle. Je ne sais pas encore s’il y parviendra.

Autant de questions auxquelles j’essaierai de répondre après avoir pratiqué un peu…

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Pour désacraliser le silence : je suis désolé…

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Il me faut avouer d’emblée que ce titre vient d’une sorte de pari : on m’a mis un jour au défi de publier ici un billet comportant cette citation et, puisque je ne recule devant aucun sacrifice pour donner satisfaction à mon lectorat, je vais jusqu’à le mettre en titre de ce billet.

Néanmoins, il est vrai que je suis désolé d’avoir laissé ce blog ainsi à l’abandon, pendant aussi longtemps. Certes, j’ai eu de quoi m’occuper avec la journée que nous avons organisée et c’est en grande partie à cause de cela que je n’ai pas été plus actif ici.

Maintenant, cette journée est passée, elle a permis à beaucoup de découvrir les usages des TICE (environ 1000 visiteurs), elle a permis beaucoup de rencontres et ouvert de nombreuses perspectives. Quelques échanges que j’ai eus alors m’ont aussi laissé penser qu’il serait bon que je me remette à écrire ici, ce pour quoi je suis encore plus désolé…

Je suis désolé également pour tous les commentaires que je n’ai pas suivi avec assez de régularité : ils sont désormais presque 20000 (la plupart sont du spam, heureusement) mais je ne sais pas encore comment je vais en venir à bout, car je ne peux plus les afficher dans wordpress (le client MySQL manque de mémoire…). Je me trouve donc dans l’obligation de les fermer pour quelque temps, pour les nouveaux billets (car il n’est pas possible de les désactiver globalement pour tous les billets passés), en attendant d’avoir une solution, et je dois présenter mes excuses à des lecteurs qui auraient posté des commentaires légitimes qui seront probablement perdus.

J’avais écrit ce billet il y a longtemps, sur mon Moleskine, et je me décide enfin à le publier. Je n’ai pas l’impression qu’il présente un grand intérêt, mais avec le temps, je me rends compte que le silence a tendance à devenir de plus en plus solennel : plus je reste sans écrire ici et plus je suis réticent à y écrire, en trouvant trop banal chacun des sujets qui me viennent à l’esprit.

Aussi je fais le choix de recourir à la quintessence de la trivialité pour briser l’envahissement du silence : comme souffler dans un tuyau pour le déboucher.

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Google reader

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Avertissement préalable : ce billet, avec celui sur Writely (devenu depuis Google Docs), pourrait laisser penser à mes lecteurs que j’arrondis mes fins de mois grâce au soutien généreux de Google… Hélas, il n’en est rien…

Avertissement préalable 2 (à l’attention du service marketing de Google) : je suis disposé à étudier toutes les propositions… ;-)

Mes lecteurs fidèles et attentifs auront remarqué que depuis quelques jours, j’ai fait apparaître un encadré “Quelques articles intéressants” dans le menu de droite de ce blog.

Il s’agit d’un affichage des articles que j’ai choisi de partager dans les fils RSS que je lis avec Google Reader. En effet, j’utilise cet outil avec beaucoup de satisfaction depuis quelques semaines maintenant.

J’ai longtemps cherché un agrégateur RSS qui puisse me satisfaire, en ligne ou hors-ligne, mais finalement, j’ai dû me rendre à l’évidence que seul un outil en ligne me convenait : je peux ainsi lire mes fils de nouvelles de n’importe où, dès que j’ai un instant, et je n’ai pas à me préoccuper d’une synchronisation fastidieuse et chronophage.

Surtout, il y a dans cet outil une fonctionnalité dont je rêvais depuis longtemps, sans être capable de la décrire. En effet, j’ai toujours tendance, lorsque je lis mes fils RSS à vouloir éliminer les articles qui ne m’intéressent pas avant de lire ceux qui m’intéressent. Ce qui se passe en général c’est que quand j’ai ainsi éliminé l’inutile, je n’ai plus de temps à consacrer au reste. En effet, les innombrables clics et petites manipulations pour voir si un article est intéressant et pour le marquer comme lu devient vite long, quand ces opérations se cumulent sur plusieurs dizaines d’objets. Dans Google reader, il suffit de passer sur un objet, avec la molette de la souris ou avec les flèches du clavier, pour que cet objet soit marqué comme lu, ce qui n’empêche naturellement pas de changer manuellement son statut par la suite en cas de besoin. Je gagne ainsi un temps considérable !

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La vie d’un collégien dans dix ans

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Il y a quelques mois, j’ai été contacté par une journaliste du magazine pour les jeunes Okapi afin de donner mon avis sur ce que sera la vie quotidienne d’un collégien européen dans dix ou quinze ans. Comme cette journaliste m’a depuis appris que le dossier ne serait pas traité selon l’angle prévu et que ma contribution ne serait pas utilisée, je la publie ici. J’ai pris d’autant plus de plaisir à faire ce petit exercice que j’ai un fils de 2 ans qui sera donc collégien dans 10 ans.

Le cartable d’un collégien sera beaucoup plus léger, dans dix ans ; il lui servira à transporter quelques feuilles de papier et de quoi écrire, mais son instrument le plus important sera son téléphone portable, qui ressemblera un peu aux smartphones que nous connaissons et qui aura de nombreuses fonctions : téléphone, bien sûr, mais aussi appareil photo, baladeur MP3, outil de navigation web. Toutes ces fonctionnalités existent déjà sur certains appareils haut de gamme, mais elles seront alors en standard sur tous les téléphones. Surtout, cet appareil comportera deux nouveautés : un système de géolocalisation et un agent web intelligent.

Le premier permettra d’identifier le téléphone de manière unique et de le localiser à chaque instant. On pourra ainsi savoir où il se trouve, ce qui empêchera les vols, mais aussi qui permettra de savoir
où est son porteur. Les parents du collégien trouveront ce moyen bien pratique pour être sûr qu’il rentre directement en sortant du collège…

L’agent intelligent se chargera d’une foule de petites tâches qui soulageront le collégien : prendre automatiquement des rendez-vous chez le docteur en accord avec son emploi du temps, rappeler les choses importantes sous forme de SMS ou d’appels téléphoniques et trouver toutes les informations utiles au bon moment. On pourra programmer et interroger cet agent par le clavier ou bien par la voix, pour les quelques cas où ce moyen peut être utile.

Voici à quoi pourrait ressembler une journée :

Le matin, Théo est réveillé par une lumière douce et la dernière chanson de son chanteur préféré, qui émanent de son téléphone portable. Après un solide un petit déjeuner, il sort de la maison en prenant son sac à dos et son téléphone portable. Dans la rue, il commence à prendre la direction de l’arrêt de tramway le plus proche, quand son téléphone se met à sonner. Il met son oreillette, c’est son agent intelligent qui lui signale que le prochain tramway va passer à l’arrêt dans cinq minutes et que celui d’après ne lui permettra pas d’arriver à l’heure au collège, compte tenu des conditions de circulation de la journée. Théo se met donc à courir ; il arrive juste à temps pour monter dans le tram. Pour occuper ses quinze minutes de trajet, il demande à son agent intelligent s’il a du travail qu’il peut faire dans les transports en commun dans le temps dont il dispose ; l’agent lui propose de réécouter le texte sur lequel son professeur d’anglais lui a demandé de travailler.

En arrivant au collège, Théo pose sa main sur une sorte d’écran situé à l’entrée de l’établissement. Ce dispositif sert à s’assurer que c’est bien lui qui porte son téléphone, qui est détecté par des capteurs spécifiques (dans les premières années où ce système de détection était utilisé, cette précaution n’était pas prise et certains jeunes avaient trouvé la solution de donner leur téléphone à un copain pour pouvoir faire l’école buissionnière). Il sait que dans le collège, de nombreux capteurs sont présents : dans chaque salle
pour s’assurer que les élèves sont bien présents à chaque cours, à l’entrée de la cantine, pour savoir quels élèves ont pris leur repas etc. Si un élève n’est pas détecté à l’entrée au collège ou dans la salle où il doit être, un SMS est aussitôt envoyé à ses parents pour les informer de ce retard ou de cette absence.

La plupart des cours se déroulent comme quand les parents de Théo étaient au collège : un professeur est devant ses élèves. C’est le cas pour les cours de mathématiques, de français, d’histoire géographie, par exemple. Bien sûr, quelques détails ont changé : l’ordinateur installé sur le bureau du professeur (un vieux Pentium IV récupéré dans l’ancienne salle informatique du collège) qui affiche une image sur le tableau interactif, les élèves qui, pour la plupart, prennent des notes sur leur smartphone. Les livres et les documents utiles pour le cours sont stockés sur internet, dans l’espace numérique de travail de l’établissement, et téléchargés à la demande sur les smartphones. Il faut préciser que pendant les cours, les
appareils sont dans un mode particulier qui interdit les communications avec l’extérieur et l’accès aux services de loisirs ; ne pas activer ce mode pendant les heures de cours est passible de lourdes sanctions et la plupart des élèves ont programmé leur agent intelligent pour l’activer dès l’arrivée au collège.

D’autres cours en revanche prennent une forme différente : ils sont faits en visioconférence dans une salle spéciale. Là, chaque élève est isolé dans une sorte de cabine, avec un casque et un micro, devant un écran. Les progrès de la technique permettent d’avoir une image et un son d’excellente qualité, assez semblables à ce qu’ils seraient si le professeur était présent physiquement. Les cours dispensés ainsi sont ceux de disciplines rares : langues vivantes peu enseignées, langues anciennes, options peu choisies. Pendant quelques années, par exemple, seuls une dizaine de collèges de France offraient à leurs élèves la possibilité d’apprendre le grec ancien ; heureusement, la mise en place de ce système de cours par visio-conférence a permis de créer de nouvelles options et d’offrir les mêmes choix à tous les collégiens de France, en mutualisant les cours : Théo a choisi d’apprendre le chinois en 6ème et il vient de commencer le grec en
3ème. Le groupe de grec est constitué de 8 élèves vivant dans toutes les régions de France.

L’année de troisième de Théo, l’année scolaire 2017-2018, a aussi vu la création d’un nouvel ensemble d’options dites européennes : ce sont des cours proposés en visio-conférence dans des collèges de tous les
pays de l’Union européenne. Au grand dam du professeur de français, beaucoup de ces leçons sont faites en anglais, mais il en existe dans presque toutes les langues européennes. Comme Théo fait de l’anglais
depuis l’école primaire et qu’il a eu souvent l’occasion de consulter des documents dans cette langue pour des recherches faites dans le cadre de l’école ou de ses loisirs, il n’a pas de problème pour suivre
sa nouvelle option ‘Introduction to 20th century art’ (il aurait préféré prendre ‘Introduction to political science’, mais il a fait ce choix pour être dans la même classe virtuelle qu’Anthony, son ami de Londres).

A la récréation, Théo voit sur les écrans plasma fixés aux murs du collège que M. Blondin, son professeur de mathématiques, est absent, il se réjouit car il sortira ainsi à 15h. Dans la cours du collège, il réactive son portable pour consulter ses messages. Sa mère lui a laissé un message vocal : “J’ai reçu un email m’indiquant que M. Blondin est absent. N’en profite pas pour faire des bêtises.” Théo sourit en pensant à sa mère en train de lire ses courriers électroniques ; il lui a souvent expliqué que c’est un moyen complètement dépassé pour communiquer, mais elle s’obstine à choisir ce mode de réception pour les informations du collège, qui arrivent au milieu des centaines de messages publicitaires. Et dire que chaque message lui est facturé ! Son téléphone sonne, c’est son agent intelligent qui lui annonce : “Puisque le cours de 15h à 16h est annulé et que la nouvelle console ZRZ 2 que tu as commandée est arrivée ce matin, nous pourrions passer la chercher. Toutefois, je ne sais pas si c’est compatible avec la consigne envoyée à 9h53 par ta
mère.” Théo affirme que oui et l’agent lui indique qu’une demande de confirmation a été envoyée à sa mère par courrier électronique.

A la sortie, Théo prend donc le chemin de la boutique de jeux vidéo. En route, son agent lui indique qu’il a détecté la présence de son ami Siméon, qui passe à proximité. Il lui envoie un SMS et ils décident de
se retrouver au coin de la rue. Dans le même temps, Théo téléphone à Cassandra, une amie qu’il a rencontrée dans un échange avec une école de Bilbao, quand il était en CM1. Il se souvient de l’époque où, quand il avait 6 ans, les communications avec un téléphone portable étaient payantes et que sa mère lui reprochait toujours de passer trop de coups de téléphone à ses amis.

De retour chez lui, il demande à son agent le travail qu’il a à faire pour le lendemain. Celui-ci lui propose une organisation pour faire les différents travaux dans les meilleures conditions, en tenant
compte de son état de fatigue, de ses habitudes de travail et de la démarche qui lui convient le mieux : d’abord faire les travaux écrits, puis les leçons à mémoriser, qu’il réécoutera (grâce à un synthétiseur
vocal) en prenant sa douche avant de se coucher. L’agent tient aussi compte du fait que Théo a hâte d’essayer sa nouvelle console et commence à télécharger les jeux les mieux notés sur les forums que
fréquente Théo.

Après avoir fait son travail, Théo connecte sa console sur son ensemble multimédia. Cet appareil, est en fait un petit ordinateur connecté avec des liaisons sans fil à un ensemble de périphériques : clavier, grand écran, haut-parleurs, joystick. Bien sûr il est aussi relié au smartphone, avec lequel il se synchronise automatiquement. D’autres gadgets sont également connectés à cet appareil : une horologe qui projette l’heure au plafond, des compteurs lumineux indiquant combien des amis de Théo sont connectés en ce moment ou le nombre de messages sur son répondeur.

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Une journée portes ouvertes le 29 mars

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Le 29 mars prochain, l’agence numérique 64 du conseil général des Pyrénées atlantiques et le rectorat de Bordeaux organisent une journée portes ouvertes sur le thème “Partage des expériences scolaires dans un environnement numérique libre” au collège d’Arudy (à 25 km de Pau).

La participation à cette journée est gratuite, le programme et le formulaire d’inscription sont disponibles sur http://www.29mars.org/ .

En plus d’un grand nombre de présentations directement en rapport avec l’éducation, certaines me paraissent susceptibles d’intéresser tous ceux qui se sentent concernés par le logiciel libre : Dominic Mazzoni, auteur du logiciel de traitement de son Audacity, viendra spécialement de Los Angeles pour parler de son programme et Frédéric Thuillier présentera le projet wikipedia.

Les personnes intéressées par les logiciels sociaux ne manqueront pas d’assister à la présentation que fera Antoine Bidegain sur les folksonomies.

En ce qui me concerne, on m’a demandé de présenter un atelier sur les applications des architectures peer-to-peer pour l’éducation.

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Installation de PmWiki

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Prérequis
Voir http://www.pmwiki.org/wiki/PmWiki/Requirements

  • PHP 4.1 ou +
  • Un serveur web (!)

Installation

  • Décompression du tarball
  • Connexion sur la page pmwiki.php (qui crée un répertoire contenant les pages si le serveur web a la permission d’écrire)

Il est ensuite possible de personnaliser le wiki en modifiant le fichier config.php.

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Un nouveau blog

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Bon, j’ai encore déménagé… Cette fois, c’est la dernière… enfin j’espère… Je prie mes lecteurs de m’en excuser.

J’ai abandonné mon blog sous dotclear pour ce nouveau sous wordpress, chez un autre hébergeur.

Je voulais essayer wordpress, on va bien voir ce que ça donne. Ce qui m’attire, c’est la possiblité de publier des billets avec pleins de petites méthodes rigolotes : par mail, en utilisant flock etc. Dans les différents comparatifs entre wordpress et dotclear, je n’ai trouvé aucun argument pour trancher définitivement, alors je me laisse aller à mon penchant naturel pour la nouveauté.

Je vais essayer de bien organiser ce nouvel espace : je vais personnaliser la barre de droite et je vais mettre de l’ordre dans mon blogroll, promis ! En fait je l’ai fait simplement avec un export OPML de mon agrégateur (Rojo) un peu nettoyé, mais il faudrait trier, là il n’est pas utilisable. Je le ferai dès que j’aurai le temps.

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